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Finlande : non-discrimination et inclusion

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Après l’Allemagne et les Pays Bas, c’est en Finlande que la Fegapei, fédération d’associations gestionnaires, organisait cette année son voyage d’études avec comme objectif la découverte des politiques publiques dans le domaine du handicap. Ce pays du nord de l’Europe a signé en 2007 le protocole d’accord de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées mais avant d’en proposer la ratification au Parlement, elle a souhaité analyser et mettre à jour sa législation pour qu’elle soit en accord avec les principes de la Convention.
 
La législation finlandaise se fonde sur la non-discrimination de la personne handicapée, l’égalité de traitement auquel elle a droit et son inclusion dans la société. Il n’existe pas de définition du handicap, les services sociaux des 380 communes du pays en charge des prestations socialesconcentrent leurs interventions sur les besoins des personnes et la meilleure façon d’y répondre. La loi souligne la nécessité d’impliquer la personne handicapée dans l’évaluation de ses besoins et dans les décisions qui la concerne (Self Direction System). C’est la personne qui décide du type d’assistance dont elle souhaite disposer. Chaque personne est amenée à élaborer un plan d’accompagnement vers l’autonomie. Si elle le souhaite, elle peut, par exemple, apprendre à gérer son propre budget en lien avec les services sociaux de la municipalité. Les avantages du Self Direction System sont importants : les personnes gagnent en confiance ce qui renforce leur citoyenneté et leur participation à la vie de la communauté.
 
En Finlande, l’accompagnement des personnes en situation de handicap est marqué par la désinstitutionalisation, c’est-à-dire la fermeture des établissements qui proposaient jusqu’ici de l’hébergement. Parallèlement, l’Etat encourage la construction de logements individuels ou regroupés dans des environnements ordinaires qui se substituent peu à peu aux établissements.
 
Les personnes qui ne peuvent pas exercer d’activité professionnelle perçoivent une allocation ou pension dont les modes d’attribution et les montants sont proches de l’AAH française. Pour lui permettre de vivre dans son logement en toute autonomie, chaque personne handicapée peut disposer d’un plan d’assistance personnelle qui lui permet d’accéder à des services et à une aide humaine dans tous les domaines de la vie quotidienne. Accordées dans un délai de 7 jours après le dépôt de la demande auprès de la municipalité, les demandes d’assistance personnelle sont en forte progression. Ces services, généralement gratuits pour les bénéficiaires, sont financés par une subvention de l’Etat et par les impôts locaux.Actuellement, les assistants personnels ne sont pas uniquement des professionnels de l’accompagnement et il n’existe pas pour l’heure de formation diplômante. A l’avenir, l’évolution de la législation va contraindre les communes à développer et professionnaliser leur offre de services.
 
En 2009, la Finlande a dépensé 2,1% de son produit intérieur brut pour des prestations liées au handicap. En comparaison et pour la même période, la moyenne des dépenses des pays de l’OCDE s’est élevée à 1,3% (France : 0,8%).

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